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Le fils de Sakineh craint une exécution après le ramadan: Le fils de Sakineh a fait savoir qu'il craignait que sa mère, condamnée à mort par lapidation, ne soit exécutée après le Ramadan, dont la fin est prévue autour du 10 septembre. Il exhorte la communauté internationale à agir pour la sauver. |
| Guinée |
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| Écrit par Mamadou Siré Diallo |
| Mercredi, 03 Février 2010 03:16 |
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Le 2 février, le Premier ministre guinéen, Jean-Marie Doré a tenu sa toute première conférence de presse à la Primature. Il voulait essentiellement parler du retard des salaires des agents de la fonction publique et de la crise du carburant. Mais les confrères ont saisi l'occasion pour aborder d'autres sujets non moins importants. Notamment celui relatif à la nomination des membres de son Gouvernement qui se fait encore attendre après une semaine de sa prise de fonctions. En guise d'introduction, il a dit: Je vous ai prié de vous rencontrer, pour vous informer que nous avions réuni un certain nombre de personnalités du monde de l'économie et du social, pour faire une évaluation au moment où le gouvernement va être formé, la situation générale de notre pays et des affaires. Ça été une rencontre intéressante qui a révélé qu'il y a beaucoup de problèmes qui se sont accumulés sans solutions ou certaines des solutions avaient été trouvées, mais elles n'ont pas été appliquées. Entre autres, le problème de salaire des fonctionnaires, le carburant, donc des domaines sensibles à la vie des citoyens . Donc on a fait des consultations et les résultats laissent augurer qu'on y trouvera rapidement les solutions appropriées pour que, petit à petit, la vie de notre pays reprenne à un rythme acceptable à tous les niveaux, bien que la mission fondamentale de notre gouvernement, en formation soit, comme je l'ai annoncé lors de la passation de service d'organiser des élections légales, transparentes et crédibles. Puis, avec l'appui des populations, des cadres et de la communauté internationale, aider le chef de l'État, le Général Sékouba Konaté à restructurer l'armée guinéenne pour en faire une armée républicaine, respectueuse des institutions sur la base desquelles, est bâtie la République. Voilà, les raisons pour lesquelles nous avons organisé cette rencontre qui va être conclue aujourd'hui ou demain. Cela dit, je m'arrête là et vous prie de me poser les questions que vous inspire cette rencontre et les autres; si j'ai la réponse, je vous la donne; sinon on cherche ensemble. Je ne peux répondre que si je peux.
Est-ce que le prix du carburant à la pompe va augmenter? On est en train d'étudier l'état des prix actuellement. Parce que avant d'augmenter ou de baisser, il faut savoir ce que vaut le marché. Et c'est de cette étude que va résulter la réponse à votre question. Il ne faut pas anticiper. J'ai laissé une commission en place composée des experts, des syndicats pour évaluer. C'est seulement le résultat des travaux de cette commission qui doit rendre rapidement ses conclusions, qu'on va décider s'il faut maintenir les prix en l'état, s'il faut les augmenter… Vous avez été nommé, il y a quelques jours. Jusqu'à date, le Gouvernement n'est pas formé. Qu'en est-il réellement? Je vais vous renvoyer à un principe. Quand un parti politique gagne les élections et qu'il forme le gouvernement, ça va être très vite. Parce que ça dépend de la volonté du seul parti. Les Forces vives m'ont proposé pour être nommé Premier ministre. Le Général Sékouba Konaté m'a dit qu'il s'agit de former un Gouvernement d'union nationale. Le Gouvernement d'union nationale prend en charge dans les Forces vives, en dehors des Forces vives et parfois loin des Forces vives. Donc, il n'y a pas une mesure pour désigner les ministres. Donc cela prend du temps. Parce que tous ces gens vont participer au gouvernement, soit physiquement, soit en apportant leur appui au Gouvernement. Vous comprenez que ça ne peut pas aller aussi vite que si c'est l'UPG qui avait gagné les élections et qui était chargé de former le Gouvernement. Donc vous comprendrez pour consulter toutes les couches sociales afin de prendre un représentant et de ramener au Gouvernement, ça prend du temps. Vous savez les gens amènent leurs CV en quantité, il faut des commissions d'évaluation de CV pour savoir si ce qui est dans le CV est vrai et puis comparer le CV par rapport au poste. Ça prend du temps, si on veut faire un Gouvernement sérieux. Voilà! Qu'est ce qui sera au plus? Est-ce que ce sont les candidature des militaires ou les candidatures des autres partis de l'opposition? Il n'y a pas ça. Les accords de Ouaga disent de prendre les éléments du Cndd, de prendre des éléments civils qui gravitaient au tour du Cndd et de prendre dans les structures sociales, économiques et politiques du pays. Donc, il y a tous ces facteurs qui agissent. Pour les membres du Cndd, vous connaissez la norme. Toute personne impliquée dans les événements tragiques du 28 septembre 2009, quelque soit son rang, ne devrait pas faire partie du Gouvernement, selon l'exigence de la communauté internationale et même des populations guinéennes. L'ensemble de tous ces facteurs jouent pour prendre des ministres qui n'ont rien à se reprocher par rapport à la morale publique. Comme c'est un Gouvernement d'efficacité, le nombre n'est pas prédéterminé. C'est en fonction des compétences et des tâches à exécuter, qu'on prendra; mais sans tomber dans l'excès d'en prendre trop. On prendra ce qui est utile pour la période de la transition et faire face, avec efficacité, aux exigences de notre Gouvernement. Parce qu'il faut non seulement liquider les affaires courantes pour maintenir l'État mais aussi organiser les élections et restructurer l'armée.
Est-ce que vous avez le texte des accords de Ouaga avec vous? Bon il n'y a pas d'autres questions…
Les six mois sont une projection. Personne n'a pris un décamètre pour mesurer dans l'espace. Vous le verrez, c'est le terrain qui commande. Certaines projections ont estimé qu'on peut terminer le recensement en quinze jours, le temps montrera pour savoir si ce n'est pas en dix jours qu'il faut faire ou en deux mois. Donc un chronogramme, c'est une estimation. Ce n'est une mesure exacte, mathématique. Vous comprenez? C'est le terrain qui commande. Vous envoyez quelqu'un à Mandiana pour une tâche dont dépend l'établissement final de la liste électorale, vous avez estimé qu'il peut aller et revenir le lendemain, puis il reste dix jours. Qu'est-ce que vous allez faire contre ça, ce sont les faits. On gouverne avec les faits.
Pour le moment, je m'occupe d'organiser les élections qui auront lieu dans six mois, si le temps nous est donné. Jamais! Je vous le dis catégoriquement que le Général Sékouba Konaté n'impose personne. Le Général Sékouba Konaté a défini trois critères pour faire partie du Gouvernement. Il faut être compétent, ne pas être sous sanctions de la communauté internationale et puis à partir de là, tenir compte de l'équilibre intérieur. C'est-à-dire, il ne faut pas que tous les ministres soient toujours des Koivogui, Guilavogui. Parce que la Guinée, n'a pas besoin que de ça. Ou bien, sur 25 ministres, il y ait 24 Kaba. Ça ne peut pas aller. Donc il faut qu'on marche vers l'unité nationale, elle n'est pas encore réalisée. Chaque fois que vous voulez former un Gouvernement, vous voulez meubler une administration, tout en veillant aux critères de compétence et d'expérience, vous devez veiller à ce que toute la Guinée se reconnaisse dans l'équipe que vous formez.
Est-ce que la formation d'un Gouvernement est fonction d'un individu? Le MATAP est un élément qui compose le Gouvernement. Je ne sais pas pourquoi vous vous intéressez particulièrement au MATAP. Il y a les Affaires étrangères, la Défense, les Finances… Il n'y a aucun blocage! Il y a en qui mettent deux mois pour former leur Gouvernement. Moi j'ai un Gouvernement d'union nationale à composer avec des éléments disparates, composites et vous voulez que j'aille plus vite que celui qui a gagné les élections, qui a les mêmes éléments dans le même parti idéologiquement. Donc, si vous voulez un bon gouvernement, ne limitez pas dans le temps. Parce qu'en ce moment on va vous rendre un plat indigeste. Je n'ai jamais dit d'accélérer! Lisez tous les journaux qui ont été écrits! Je n'ai jamais demandé qu'on accélère, j'ai toujours dit de choisir de bons ministres.
Écoutez! Certaines des populations disent de ne pas prendre des anciens ministres. Mais si un ancien a une compétence avérée, qui peut être utile à la Guinée, je ne vois pas pourquoi on va le jeter en pâture. Si c'est vous qui le recrutez, moi je ne sais pas.
(…) Ce que je peux vous dire, ce que j'ai passé devant la Commission nationale d'enquête; j'ai dit là-bas ce que je savais… Vous voulez être vice-premier ministre… Vous les avez lus? Résumez-nous ce que vous en avez retenu! (demande Jean-Marie Doré.) C'est tout ce que vous avez retenu? (s'interroge le PM.) Donc vous voulez être candidat aux élections présidentielles? (interroge le Premier ministre)
Si vous étiez des Forces vives, vous auriez de la réponse à ça. Vous comprenez? Vous savez, je suis quelqu'un qui se respecte. Gouverner, c'est faire le possible. Si vous êtes dans l'impossibilité de gouverner, je ne vois pas ce que vous allez faire là-bas, à moins qu'on ne vous foute à la porte. Ce n'est pas un mérite particulier de démissionner. Le fait de démission n'est pas un mérite en soi. Mais ce sont les événements qui vous obligent à démissionner… Je n'ai pas lu le rapport en entier… Mais une amnistie est décrétée par la loi ou par une ordonnance. C'est une recommandation, ce n'est pas un texte contraignant. Si on recommande, qu'est-ce que vous voulez. Je ne suis pas là pour porter un jugement de valeur sur ces événements. Je suis-là pour les faits sociaux qui créent des goulets d'étranglement à l'évolution normale de la vie de notre pays et nous avons abordé l'étude de ces problèmes-là ce matin, et c'est ce que je suis venu dire à la presse. Je vais la réinviter ici, lorsque j'aurai un rapport de la commission qui est en train de plancher pour donner des informations. Maintenant, vous êtes en train de parler de la Commission nationale d'enquête qui ne fait pas partie des sujets qu'on a pas abordés ce matin. Qui vous a dit ça? Il n'y a pas deux cavaliers sur le cheval de la Primature. Celui qui vous a dit ça, vous avez causé en aparté, ça c'est votre affaire. Aucun élément des Forces vives ne vous a dit ça. Je suis membre des Forces vives, s'il y a une critique officielle, on porte à ma connaissance. Donc, ce que vous dîtes, ne cadre pas avec la réalité du fonctionnement des Forces vives. personne n'a dit ça. Oui! il m'a téléphoné. Allô!, Bonjour, Bonjour, comment ça va, je suis en bonne santé. Si je m'en vais là-bas. Il est un Guinéen. Si vous étiez à Ouaga ou Dakar, je vais là-bas, je vous vois, je vous salue. Jusqu'à nouvel ordre Dadis est un citoyen Guinéen. Propos recueillis et transcrits par Mamadou Siré Diallo
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Le fils de Sakineh craint une exécution après le ramadan: Le fils de Sakineh a fait savoir qu'il craignait que sa mère, condamnée à mort par lapidation, ne soit exécutée après le Ramadan, dont la fin est prévue autour du 10 septembre. Il exhorte la communauté internationale à agir pour la sauver.


L’intégralité de la première conférence de presse de Jean-Marie Doré